Il Nebbiolo di Carema

Le Carema est obtenu à partir de raisins Nebbiolo en pureté et, comme l’établit le cahier des charges en vigueur pour la production approuvé depuis la vendange 2010, répond aux typologies suivantes: «Carema» et «Carema Réserve». Le Carema (étiquette noire) a un vieillissement minimum de 2 ans, dont 12 mois dans des foudres de chêne rouvre ou de châtaignier. Le Carema Réserve (étiquette blanche) a un vieillissement minimum de 3 ans, dont 18 mois dans des foudres – toujours de chêne rouvre ou de châtaignier.
La couleur est rouge rubis tendant vers le grenat, le parfum fin et caractéristique, qui rappelle la rose macérée, le goût moelleux, velouté, prononcé; le degré d’alcool minimum exigé est de 12 % vol. Ce vin a une longévité assez marquée (pouvant aller jusqu’à 20 ou 30 ans) à condition que les bouteilles soient conservées couchées, si possible dans l’obscurité, dans des caves ou locaux ne subissant pas de variations thermiques. Il doit être servi à température ambiante (18-20 degrés) et si possible débouché quelques heures avant la consommation, ou décanté. Le Carema accompagne avec bonheur rôtis, gibier, viandes rouges, fromages affinés non piquants, ou se déguste comme «vin de cheminée». Très bon à la fin du repas avec des noix et autres fruits secs.

La commune de Carema s’étend dans une cuvette où la culture de la vigne est une tradition millénaire; le Rouge puissant qui vient couronner tout ce travail a souvent été primé au fil des siècles.
Le bouteiller du pape Paul III Farnèse, auteur d’un recueil œnologique (1539), le décrivait en effet comme «une boisson excellente, parfaite pour princes et seigneurs».
Un autre traité du XVI siècle, le «De Vinis Italiae», parlait du Carema comme d’un vin servi à la table des papes et des ducs de Savoie et comme d’un «vin de rôti» consommé par la famille royale de France. Le passage du temps n’a nullement affaibli le caractère de ce vin, que Mario Soldati décrivit ainsi: «fort et sympathique comme un goût de soleil et de rocher».